Les Zèbres à plumes : Atelier d'écriture
 
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 Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble

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Alphonsine
Petite plume
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MessageSujet: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 1 Mar - 1:56

Cet atelier ne comporte pas de limite dans le temps et est notamment destiné aux nouveaux arrivants qui veulent tenter un galop d'essai.

La consigne : Écrivez un texte qui vous représente ou qui vous ressemble‏.
Ça semble facile, dit comme ça. Ou horriblement personnel.
Mais il y a une contrainte spéciale : vous devez vous représenter... en parlant d'autre chose.
Tous les genres de texte sont acceptés.

Contributions à poster à la suite. Commentaires possibles. Surprenez-nous et amusez-vous bien !
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Aziraphale
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 1 Mar - 3:09

Autoportrait

Dans un coin quelconque d'une campagne obscure, une vieille mare offre aux passants son oeil noir et rond. Il y a des curieux, parfois, venus observer la mare, par nécessité ou par désoeuvrement. Ou peut-être se sont-ils perdus. Un choeur fidèle de grenouilles de bronze les observe quelques instants avant de se mettre à coâsser mollement une chanson répétitive. Les carpes et les oiseaux de la mare méprisent les grenouilles: elles n'ont pas de sagesse mais beaucoup d'astuce. Elles sont gluantes mais semblent luire, ne sont pas mélodieuses mais qui pourrait le dire au dessus de tout ce tintamarre? Leurs bonds sont lourds et sans grâce, mais assez précis et vifs pour abuser regard et confiance, et enchanter à peu de frais. Les grenouilles sont des prestidigitateurs à la petite semaine.

Mais si le promeneur est patient, les quelques oiseaux de la mare feront taire les grenouilles: c'est vite intimidé, une grenouille! Ils ne sont pas très beaux ni très grands, nos oiseaux, mais ils ont leurs charmes: les canards amicaux et colorés ont une danse amusante, toute en courbes et ondulations sur le miroir verdâtre. Parfois ils se retournent et hop! font des cabrioles stupides pour amuser leur public. Conscient de leur doux ridicule, ils sont les plus amicaux. Le vieux héron attentif les gronde parfois: lui est plus sérieux. Il écoute plus qu'il n'agit. Sans sagesse ni pertinence, il conseille à l'occasion, et donne sentencieusement un avis qu'il veut le bon: mais ne vante-t-on pas les mérites de l'intention? Vite effarouché, le héron est fier et vit mal l'insulte.

Les noctambules et la lune songeuse verront sans doute les dos ronds des carpes fendre le miroir de l'eau comme des îlots argentés. Les carpes sont peu nombreuses mais ont leurs élégances. Elles parlent à la lune; c'est une amie, la lune. Patiente et attentive, elle se penche sur le rond noir de la mare et a la bonne grâce de s'y refléter. Elle a de longues discussions avec les carpes qui s'essaient à la sagesse et à la poésie, avec leurs petits orgueils de carpes qui n'ont jamais contemplé la nage chatoyante d'une truite arc-en-ciel ou d'un poisson des îles. Charitable, la dame de la nuit ne rit pas. La lune et la mare, voyez-vous, n'ont pas toujours une âme semblable; mais le ciel nocturne fait souvent écho aux profondeurs noires qui le reflètent: ça suffit. Et si le jour, les calmes reflets dansants sont partis, qu'importe? Ils reviendront. Avec eux, la paix.

Au fond de la mare, il y a la vase. Il ne faut pas s'y aventurer. On s'y enfonce et on s'y égare, englué dans la masse sombre qui ternit la lumière et déforme les voix. On peut y faire des mauvaises rencontres et oublier le chant des grenouilles ou les pitreries des canards; pourtant, les carpes s'y nourrissent...

Parfois le badaud, lassé des grenouilles, indifférent aux oiseaux et méprisant les poissons, lance négligemment une pierre sur l'eau immobile. Il dérange la vase, affole les carpes, fait fuir les oiseaux et s'étonne pourtant que la mare ne lui fasse pas l'offrande d'un élégant ricochet.

Les pierres blessantes coulent, coulent, coulent. Coulent au fond, tout au fond, sous la vase, dans cette obscurité qu'ignorent les grenouilles et qui fait peur aux poissons. C'est le domaine du vieux brochet, qui tourne lentement au rythme d'une horloge. S'il se laisse le plus souvent oublier, simple ombre des bas-fond dont se moque le jour, les pierres l'agacent. Certaines, trop bien ajustées sans doute, déclenchent son ire. Alors il remonte, brise en millions d'éclat le miroir dans une gerbe d'éclaboussures. Il terrifie les carpes, mord les pattes des oiseaux, disperse la chorales des vieilles grenouilles. Son dos noir se tord dans des convulsions rageuses, il dévore les carpes et arrache les pattes des batraciens veules. Il finira par redescendre, poser son ventre blême sur la vase et s'y laisser ensevelir. Mais le brochet surveillera toujours, de ses yeux vitreux qui ne clignent jamais, chaque visage qui se penchera sur la mare en espérant -c'est humain- y voir son reflet.
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Alphonsine
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Lun 2 Mar - 17:25

En général, je ne commente pas les participations d'atelier avant d'avoir écrit la mienne, de peur de me faire influencer. Mais comme je m'apprête à participer (et, je dois l'avouer, à dynamiter mon thème à peine posté What a Face *la fille qui se trolle elle-même*), un commentaire du texte d'Azi ne devrait pas trop tarder !


Un morceau d'impossible.

Il faudrait, pour être entendue, que je parle de moi en parlant d'autre chose. Je suis fort embêtée, pour tout vous dire. En fait, je crois que je ne fais que ça, au fond. De parler de moi en parlant d'autre chose.
Quand mes personnages se perdent, que je les regarde, de loin, se noyer d'obsessions, j’espère secrètement ne pas trop leur ressembler. Les hommes dans mes textes sont de drôles d'oiseaux dont je décris les mœurs et, en creux - j'en suis désolée - mes phrases se teintent malgré moi des couleurs de mes rêves. Je vous jure que je ne le fais pas exprès.
Toutes les silhouettes que j'anime ont en eux quelque chose, un détail, même idiot, que j'ai dérobé à ma vie et dissimulé là. Personne ne saura que c'est ce détail-ci et pas un autre, mais je l'aurai inscrit quelque part. Sauvé de la destruction normalisée du temps et de la mémoire.
Je ne sais pas parler d'autre chose sans parler, secrètement, de moi. Et peut-être pour l'avoir dit passerai-je pour égocentrique. Je compense en écrivant sur les artistes ratés et les aliénés du quotidien. Chacun fait comme il peut.
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 14:25

Cette jeune femme, je la connais depuis quasiment 10 ans. Elle est là, allongée sur le lit, à pianoter sur son portable. Je la vois chaque jour, et elle me sourit dès qu'elle me voit.. il paraît qu'elle est tombée raide dingue de mes chansons peu avant son quinzième anniversaire. Je ne l'ai jamais vue en vrai, non et elle non plus.. mais elle en rêve. Je le sais lorsqu'elle se réveille, son regard encore dans le rêve. Et elle n'hésite pas à me mettre dans de drôle de situations : par exemple, une fois, elle a rêvé de moi en prof de maths ! Moi ! Ou encore, elle m'a imaginé en train de jouer de l'accordéon.. non mais vraiment !
Je sais aussi qu'elle aime dessiner, lire (elle adore cela, surtout en écoutant de la musique) mais ce n'est pas tout.. Elle est également quasiment toujours de bonne humeur, sauf lorsqu'elle a eu le cœur brisé. Rien ne semblait pouvoir la consoler. Puis, c'est passé. C'est ce qu'elle dit : "C'est passé". Et je la crois.
Et le soir, elle me dit bonne nuit, en chuchotant. C'est son monde et j'en fais partie.
D'autres fois, elle explose de rire après avoir lu les forums qu'elle fréquente ou tout simplement à cause d'un souvenir. Elle est ainsi.
Je la vois, là.  Elle me regarde, en souriant.. et pourtant.. je ne suis qu'un poster sur la porte de sa chambre !


Euh j'espère ne pas avoir été hors-sujet, sinon je recommencerai !  Embarassed
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Alphonsine
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 18:30

Merci et bravo pour ta participation Elfinea !
En fait, il y a mille façons d'interpréter le sujet. La tienne en est une parmi tant d'autres. Tu parles certes de toi directement, mais par l'intermédiaire d'un autre point de vue. Alors tu parles aussi d'autre chose, puisque tu parles de ce point de vue ! Bref, pour moi, c'est tout bon.
Tu rejoins donc les "Duvet" : au fur et à mesure de nos participations aux ateliers, nous gagnons des rangs. Le premier, Duvet, récompense ceux qui ont osé se lancer dans un premier atelier.

Je file bientôt te souhaiter la bienvenue directement, mais bravo d'avoir osé te lancer ! Ça valait le coup. Wink La question qui brûle les lèvres à présent : mais qui est sur ce poster... ? Laughing
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 18:36

Merci Alphonsine, ça me fait énormément plaisir !

Sur ce poster, c'est Alice Cooper, mon chanteur préféré x). J'ai trouvé amusant d'imaginer ce que le poster pouvait penser de ce qu'il voyait. (En plus ça pourrait m'inspirer pour une suite, ça. A voir).

Et déjà un grade, la classe ! Cool
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Alphonsine
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 18:39

Le déplacement de point de vue, un grand classique toujours agréable à travailler. Et pourquoi pas de nouveaux épisodes, oui ! Faudrait trouver un titre... Laughing
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 18:43

Vui ! (En fait c'est la première fois que j'écris d'un autre point de vue. Et c'est vrai que c'est bien marrant !) Very Happy
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Aziraphale
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 19:50

Un autre duvet! On pourra écraser les gens de notre supériorité de Duvets Terrifiants.
Chouette texte! Le changement de point de vue, c'est sympa 8D Moi aussi je voulais savoir qui était sur le poster, merci d'avoir précisé!
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 19:56

Les Duvet en force !

Et contente que ça t'ai plu ! Very Happy
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Diogène
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 20:35

Félicitation pour vos prestations ! =) voici la mienne :

 De brouillant claquement de pas se faisaient entendre comme des échos, tant la résonnance était grande dans l'atelier : d'une furtive suite de petits sons venus du sol l'onde se rependait, claquait contre les murs, produisant un concert proche en même temps que lointain. Ces pas étaient produit par la marche pressée du peintre; et cela faisait déjà trois jours qu'ils se faisaient entendre sans relâche. Il se tournait, retournait, se pressait en un point précis de la pièce - sans autre raison que son absence de raison. Guidait par son esprit, alors vide. Voila trois jours qu'il cherche désespérément un commencement à cette toile, face à lui, qui reste cruellement blanche. Si bien qu'elle réussit à imprimer sa blancheur, sa vacuité, à l'esprit de l'artiste.
 Cette course pouvait être sans fin, si une coïncidence, quoique fort naturelle et même banale, ne le forçât à stopper le pas. La lune - car il faisait nuit -, alors pleine et bien élevée dans le ciel, frappait de sa lueur une vitre de l'atelier, située face à la toile. Avec chance, la clarté artificielle des ampoules était faible, ne gênant en rien cette pure lumière. Se moulant aux irrégularités du verre et heurtant les barreaux de bois qui sculptés la fenêtre, elle projetée sur la toile une esquisse. Ce premier tracer était sans aucun doute des plus grossier; mais le peintre y dû projeté son âme, alors tourmentée par trois jours de veilles et trois jours de jeûnes : car il y découvrit les traits préliminaires d'un portrait. Presque sans pause, il se jeta contre la toile, armé de ses pinceaux et de ses huiles.
 Avec une fougue indomptable, celle là même qui anime l'écrivain, il travailla sans relâche, aussi longtemps que la nuit dura. Lorsque la lune se coucha, laissant sa place au soleil levant et à l'aurore radieuse, l'œuvre était terminé. Regardant alors pour la première fois le tableau, qu'il avait pourtant lui même peint, il fut saisi d'effroi. Le peintre alors s'effondra, croula face à son chevalet, les yeux toujours fixés sur ce nouveau portrait : ce qu'il avait peint, c'était son propre visage.
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Mer 4 Mar - 20:40

Oh joli ! Bravo ! cheers
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Jeu 5 Mar - 18:03

La rencontre



L’intrigante apparut la première.

Elle, la suivant de peu, était arrivée ce soir-là accompagnée de sa famille aux alentours de sept heures. C’était l’heure parfaite pour lancer l’apéritif. Tout le monde était réuni dans le jardin à la nuit tombante. Des lampions traçaient le chemin jusqu’à la porte d’entrée, on se faisait une fête de cette soirée. On arrivait, se saluait très chaleureusement, puis chacun trouvait vite sa place dans un groupe de discussion, après s’être servi d’un verre d’alcool : les enfants, avec les enfants.

Au milieu de tout ce brouhaha, elle attira son regard, suscita son intérêt, retint son attention toute entière. Il n’est pas évident qu’elle fut consciente de l’effet produit. Il était tel que la petite fille se jura en son for intérieur d’apprendre à la connaître à tout prix. C’est dire si elle l’avait impressionnée. Elle était étrange, possiblement étrangère, cela, elle n’aurait su le dire ; rien ne lui permettait de l’établir avec certitude. Il fallait poser la question. L’enfant bouillait, brûlait d’en savoir plus.

Assia, c’était son nom, imagina un stratagème, un véritable échafaudage logique, afin d’approcher et de tenter de comprendre la star de la soirée, sa star désormais. Il fallait s’approcher de celles et ceux qui la comprenaient, qui la pratiquaient pour ainsi dire quotidiennement (cela, elle en prenait progressivement conscience). Elle faisait, pour ainsi dire, partie de la famille, la famille qui l’avait invitée ce soir.

Il y avait la mère, le père et leurs enfants. Deux garçons tout aussi intrigants qu’elle aux yeux de la fillette. Comment la décrire et vous donner une idée plus précise ? Elle était réellement très mystérieuse. Pas d’apparence suffisamment singulière nécessitant de s’y arrêter. Une forme de majesté, de sagesse, émanait d’elle pourtant. Dès qu’elle sortait, elle suscitait nombre de réactions excessives et parfaitement divergentes, mais jamais de désintérêt ni d’indifférence. Certains n’hésitaient pas à la railler ou la moquer, en l’imitant par exemple. D’autres ne cachaient pas leur intérêt mais n’osaient pas y aller. Assia, avec sa longue chevelure châtain, avait du mal à ne pas être agacée autant par les premiers que par les seconds : quand les premiers ne comprenaient rien à rien, à croire qu’ils le faisaient exprès, les autres prenaient un air suffisant, donnant à leur face un air d’autosatisfaction, pour cacher leur peur.

Assia masquait pourtant son agacement avec peu d’effort. Elle avait beau être jeune, elle n’avait pas plus de huit ou neuf ans, l’âge de toutes les curiosités, de tous les questionnements les plus farfelus, elle saisissait tout cela, tout ce qui se jouait. Elle sentait bien que quelque chose se tramait, qu’elle était en présence d’une sorte de prolongement de l’être humain presque surnaturel, au-delà de l’humain. Elle se demanda même s’il n’y avait pas quelque élément du divin en elle.

Rappel à l’ordre soudain, retour brutal à la réalité, fin du rêve : il était l’heure de quitter la scène, de tirer la révérence, ou de toute autre expression évoquant un départ précipité et non désiré. Elle savait malgré tout qu’elle aurait tôt l’occasion de la fréquenter à nouveau.

Assia s’endormit pleine d’espoir, d’appréhension et d’admiration ; elle voulait bien dormir pour pouvoir profiter de la journée qui l’attendait le lendemain. C’était le jour de son anniversaire. L’impatience la rongeait. Elle désirait tant que la journée se déroulât normalement. Que tous les copains viennent, cadeau ou pas d’ailleurs. Quelques copains vinrent. De l’école, de la gym.

Pourtant, son esprit était ailleurs. Quelles pratiques avaient donc cours chez les hôtes de la veille ? Quelles manipulations avaient donc lieu alors qu’elle-même était tenue de s’attacher à un enthousiasme feint ? Elle se prit à rêver, à imaginer, à fantasmer toutes sortes de choses. Elle était probablement le centre de l’attention. Elle, bien sûr, toujours la même ! quelle question… elle jouerait avec les enfants, les deux garçons, elle ferait la compétition, puis viendrait l’heure du repas et là, les parents remettraient de l’ordre ; ils recadreraient les choses et clarifieraient tous les doutes qui subsisteraient. Alors, elle ne pourrait rien dire, même pas manifester aucun sentiment : remords, regret, crainte, envie, enthousiasme, rien. Oh ! Comme Assia souhaitait avoir l’opportunité de se rapprocher d’elle !

L’anniversaire se termina. Assia avait eu quelques cadeaux, les plus beaux de sa famille comme de coutume. Mais c’était comme si la journée n’avait pas eu lieu. Son esprit était tout à hier soir. Tout entier. Elle en toucha un mot à sa mère – Oh Assia…je crois que je vois ce que tu veux dire. Tu vas devoir travailler dur pour cela ! – c’était incroyable. Sa mère avait donc compris mais doutait du fait qu’elle parvienne à ses fins. Peu importe, elle lui prouverait qu’elle en était capable. Il fallait donc retourner là où elle l’avait vue pour la dernière fois. La chose fut scellée : le weekend prochain, ils y iraient passer l’après-midi.

Il était quatorze heures justes. Le repas avait été léger en prévision du goûter qui les attendait. Ils quittèrent tous ensemble la maison pour se rendre là où ils étaient attendus. Et elle, l’attendait-elle ? Assia aurait voulu être certaine qu’elle ne voulait rien d’autre que cela, la prendre par la main, sous sa coupe, et en avant ! Elle ne l’aurait pourtant pas juré. Elle allait lui montrer son intérêt, surtout ne pas rester en retrait et en admiration bête devant elle sans essayer d’articuler un mot. Il le faudrait, oui, il le faudrait. Ils arrivèrent une bonne demi-heure plus tard, la voiture garée, ils furent accueillis par le père de la famille. Un homme grand, très grand, imposant. Un peu bourru peut-être (était-ce le mot ?) ; une chevelure blanche fournie et de grands yeux bleus. Il avait un air de sage. Ou un air sage. Enfin, c’était une maison qui en imposait vraiment à Assia. Tous ses occupants avaient quelque chose qui retenait son attention à un moment ou à un autre, c’était sans cesse, cela la mettait dans un état second, elle s’oubliait, elle était toute à ce qui se passait.

Elle entra dans l’arène. Un combat aurait-il été sur le point de se jouer ? Elle en avait bien peur. Viens, Assia, je vais te faire voir, elle n’est pas si difficile à comprendre. – Oui, mais qu’est que ça veut dire ça ? Je ne comprends pas du tout !!! – Mais si, écoute, tu vas être impressionnée au début, c’est sûr, mais petit à petit tu comprendras. Les choses se feront progressivement. Ça alors ! comment ça progressivement ? Assia n’en revenait pas. Elle ne voulait pas attendre, sûrement pas ! Mais pour qui se prenait-elle l’autre ? pour une grande dame tellement extraordinaire qu’il fallait ramper et trimer pour arriver peut être à toucher seulement sa cheville ? Elle partit rejoindre ses parents, bien occupés à causer, ayant décidé de la laisser tomber, et alors elle partit se recroqueviller dans un coin, parfaitement vexée. La grande dame 1, Assia 0. C’était une véritable défaite, la première. Il y aurait d’autres occasions.

Allez, la fin d’après-midi, ses parents avaient décidé de rester encore un peu, Assia voulait bien voir un dessin animé avec les deux garçons dans la chambre des parents. Ils montèrent. Une vidéo cassette dans le lecteur et hop : ah non !! Encore elle ? Elle ne voulait plus l’entendre plus jamais ! Enfin pas ce soir… Elle se cacha la tête sous l’oreiller, se mit les doigts dans les oreilles pour faire les fourmis. Les fourmis arrivèrent, elle s’endormit. Elle se réveilla dans la voiture, sens retour vers la maison. Enfin.

Les années passèrent, elle l’oublia pour son plus grand bien-être. Elle avait la même vie que toutes les autres petites filles de son âge. L’école, les devoirs, les leçons de piano et les cours de danse. Rien d’extraordinaire. Vint le jour de l’entrée en classe de sixième, au collège. Elle allait aller en ville au collège. Pas comme les autres. Elle avait peur, assez peur, très peur, elle était morte de peur. Pas assez morte pour ne pas se lever. Elle prit son petit déjeuner, sans ouvrir la bouche sauf pour avaler les céréales versées dans son bol. Elle ne savait aucunement comment la journée devait se dérouler, elle aimait le nouveau, mais pas l’inconnu. Pourtant, elle allait en avoir une sacrée surprise. Elle ouvrit la portière de la voiture, le grand portail bleu qui donnait sur la cour de récré était grand ouvert et n’attendait plus qu’elle. Une dame fausse blonde avec la voix cassée par trop de cigarettes appelait tous les enfants, les 6e et les 5e. Assia entendit son nom et rejoignit un groupe qui allait devenir sa classe pour les années à venir. En rang par deux, on avance, voici votre professeur principal. Monsieur Propre, professeur de mathématiques. Et là, c’était impossible. Elle s’installa seule à une table dans la salle de classe, les emplois du temps furent distribués et… incroyable ! Elle était là ! De nouveau ! Sans aucun scrupule, sans s’être annoncée, sans… Assia était furieuse. Des années s’étaient écoulées depuis leur dernière dispute, la seule et l’unique, et elle l’avait oubliée ! En la côtoyant sans s’y intéresser, madame s’était faite oublier. Et voilà qu’elle revenait pour l’agresser. Ce serait tous les jours, tous les jours, tous les jours et tous les jours. Impossible, impensable. Pourtant vrai.

A suivre …
(un texte terminé ne me ressemblerait pas !)
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Jeu 5 Mar - 19:03

Elfinea: j'adore !
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Jeu 5 Mar - 19:41

Oh merci !
(Je lirai ton texte demain, je suis un peu fatiguée ce soir et je veux l'apprécier comme il se doit ! Wink )
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Liblue
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Jeu 5 Mar - 21:27

Sur cette plage, le temps n'existe plus, même s'il y a assez de sable pour des centaines de milliers de sabliers. On dit que l'eau de cette baie provient des larmes qu'a versée chaque personne qui est venue s'asseoir ici. Avant, il n'y avait qu'une goutte d'eau et maintenant c'est un véritable océan.
Ici, il n'y a jamais de grosses vagues où se jeter, de rouleaux d'écume...seulement des vaguelettes douces et insouciantes qui ont oublié leur origine.
La musique vient du vent qui se glisse entre les branches des arbres et fait battre leurs feuilles. La brise poursuit sa course et rencontre l'épave d'un piano. Un piano sans pianiste mais qui joue tout de même, encouragé par les dauphins et les baleines bleues qui l'accompagnent de leurs extraordinaires vocalises...Tout le monde a voulu se joindre à la fête : les mouettes ont ricané, les lions de mer ont poussé leur rugissement affreux. Les algues qui sont très mélomanes quoique muettes ont été incommodées et choquées par cet opéra qui finissait en cacophonie. Elles ne pouvaient pas bouger, seulement attendre que la mer veuille bien les emmener en voyage loin de tout ce bruit.
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Diatribe
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 6:37

Des textes magnifiques... Bravo! cheers


Je me lance...


Je m’en retournais au Grenier, ma piaule, en trainant des pieds sur les trottoirs asséchés. Le vent s’engouffrait dans l’antre du Métropolitain et j’ouïs sa lourde plainte résonner dans les rues de Paris comme se feraient entendre les hurlements des âmes damnées à la porte de l’Enfer. Bientôt, des centaines d’âmes, damnées peut-être elles aussi, passeraient cet antre afin de retrouver foyer et femme. Une fois encore je regrettais de ne pas avoir leur chance et maintenant j’étais dans une situation épineuse: j’étais amoureux d’une femme qui ne m’appartiendrait jamais, caressé d’amertume.
L’immeuble gris où je créchais me parut oblique tout à coup. Je penchais la tête pour le redresser un peu et examiner sa façade craquelée et ses pierres rongées par les années. Lui aussi geignait, sa vieillesse, son laissé-pour-compte. Il me racontait son manque d’oxygène dans cette voie étriquée, ses fenêtres toujours closes qui l’étouffaient comme un manteau de peau en plein soleil, il exposait son histoire à mon œil intéressé, toutes les épreuves qu’il avait du supporter, tempête, pluie torrentielle, avalanche de neige, tortures et mutilations infligées par l’homme, dont il gardait encore les marques de ses blessures. « Mais comment arrives-tu à te tenir encore debout ? » lui demandais-je. « La première fêlure mesure notre résistance, répondit-il. Si tu es de ces impassibles, durs comme la roche, tu vivras aussi facilement qu’il se peut. Si tu tangues au contraire, l’important est de ne pas lutter contre le courant mais de l’utiliser pour trouver un équilibre. Qu’importe que je sois fragile, courbé et décrépit : je tiens debout car au fil de ma douleur mes pierres se sont implantées dans le sol. La première tempête fut éprouvante, mais elle m’a apportée une stabilité, m’a solidifié. Aujourd’hui, ses sœurs cadettes ont beau me fouetter, me noyer, me brûler, j’endure mon mal –et peut-être auras-tu peine à le croire ! La douleur disparait plus rapidement en l’acceptant, car l’on sait forcément que le beau temps reviendra, parce que rien n’est invariable et que la fleur du Lotus s’épanouit dans la boue. Et lors ce que je m’écroulerais, je n’aurais pas peur et laisserais le courant m’abattre au sol. Alors la douleur s’achèvera ».
Je le remercia de cette instruction puis il ouvrit grand sa gueule et me dévora.

Je franchis péniblement les escaliers qui grincèrent sous mes pas et tourna la poignée de mon appartement. Il semblait plus monotone qu’à son habitude encadré de ses murs blêmes, fissurés et moisis. Je m’étendis quelques minutes sur ma paillasse afin de revivre mon éprouvante journée. Je pensais à cette femme –quel était son nom ? – celle-là même qui été mariée et dont le sourire m’avait arraché le cœur.
« Et si...», quelles bêtises m’aura-t-il fait dire ! Si j’avais rencontré la Belle avant son mari, serais-je à dîner auprès d’elle en ce moment-même ? Puis aurait-elle tendrement bercée nos enfants avant de me rejoindre dans le lit conjugal, où je lui aurais fait l’amour avant de m’endormir dans ses bras ? Mais alors, qu’aurais-je eu à lui offrir à part une vie de misère ? Aurait-elle vécue heureuse, malgré cela ? L’amour aurait-il été plus puissant que la richesse ? N’aurait-elle pas épousée un autre baron ? Nos intellects fusionnels auraient-ils suffit à combler cette vie de Bohème qu’était la mienne?
Plus je prenais du recul face à cette situation, plus j’enlaçais mon pessimisme. Une créature resplendissante, mariée, traitée en reine : Qu’imaginais-je donc ? Qu’elle quitterait son époux, leur hôtel particulier et ses parures en diamants ? Quelle chance avait un pauvre fou tel que moi face au pouvoir de l’argent ?
Mon espoir diminuait au fur et à mesure que ma peine, ce boulet, s’élargissait comme une ombre qui se riait de moi et me faisait des pieds de nez lors ce que j’avais le dos tourné.
Je me relevais de ma paillasse crasseuse en secouant la tête et m’assis sur mon tabouret de piano. Je sortis mon paquet de cigarette et m’en grilla une tandis que mes doigts effleuraient le clavier. La caresse de ces touches blanches et noires ne put me faire retenir un soupir. Je déposais ma cigarette dans la coupelle posée sur le piano et commença à jouer. J’improvisais mes tourments et musicalisais la Belle avec vigueur et passion, alternant cigarette et bouteille de vin entre chaque mélodie. Je jouais sans relâche jusqu’à ce que je tombe de fatigue à l’aube.

Les cloches de l’église tintèrent quatre coups. Je me réveillais en plein après-midi avec un tambour dans le crâne. Mes paupières feignaient s’ouvrir mais une rude envie de vomir me força à quitter le lit pour rejoindre les toilettes au pas de charge. Pris d’un violent vertige, je m’écroulais au sol comme une loque et dégorgea mes tripes sur le paquet. J’exsudais ma xylostome –tel que l’aurait probablement dit Alphonse Allais- et me voyais l’essence d’un porc.
Je gémis, la bouche pâteuse et entr’ouverte. Deux minutes après j’embrassais encore le sol, à demi nu et baignant dans mon propre excrément buccal. J’ignore la manière dont je réussis à me redresser, lorsqu’un quart d’heure plus tard j’admirais le chef-d’œuvre de ma veille alcoolisée dans le miroir de la salle d’eau. « Petit miroir, petit miroir, quel est le plus beau de tout le pays ? » prononçais-je d’une voix rauque, esquissant un sourire moqueur. « Soûlographe ! » Me répondis-je d’une grosse voix.
J’enfilais de vieux oripeaux tachés de boue et sortis prendre l’air, pourvu de mon fidèle béret. Les nuages se malaxaient ensemble comme de la pâte à pain et s’imbibèrent de sueur. Peu après, les gouttes d’eau me piquaient le visage et tout le paysage dégoulinait, similaire à une aquarelle. Les pavés n’étaient plus qu’une vaste bavure grisâtre sur la jolie carte postale qu’était d’ordinaire Paris et les arbres formaient de petits pâtés verts un peu partout dans le décor planté. Ce soir, j’allais la revoir, ma Belle. J’allais suivre son ombre dans les rues comme un arracheur de sac à main, près à dérober son petit cœur fragile à la moindre occasion. Et tant pis si elle se refusait à moi ! Je la désirais comme je n’avais jamais désiré ; D’elle, j’étais prêt à tuer pour un « oui » et me pendre face au « non ».
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 6:55

Ad Partres, Lilblue et Diatribe, vos textes sont waw ! *.*
Un réel plaisir à lire ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 11:53

Elfinea, développe, franchement pas convaincue ... j'ai relu mon machin c'est bourré d'incohérence, et c'est plat !!!!
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Elfinea
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 12:00

Ba non ce n'est pas plat et je n'ai pas vu d'incohérence..
J'ai apprécié l'originalité de ton histoire (et j'ai envie de savoir la suite x)).
Et la fluidité aussi ! C'était agréable à lire !
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Alphonsine
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 16:16

Pour ma part, j'ai bien l'intention (si les participants le veulent) de développer de petites critiques si ça permet de s'améliorer un peu (tout simplement parce que j'apprécierais qu'on fasse de même avec moi), mais ça me semble difficile pour ce premier atelier, car le sujet est trop proche de nous. Je me vois mal oser même de critiquer un texte "qui vous ressemble" si vous voulez, je trouve que ça ne se fait pas. Je préfère me réserver pour les ateliers officiels, qui sont sur des sujets plus détachés. Et sans renier les encouragements et félicitations, évidemment ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 16:27

Pour ma part, celui ci n'est pas plus personnel que les autres Wink

j'ai une manière d'écrire un peu toujours similaire (enfin entre intégration d'éléments externes et d'éléments de ma propre vie ...)
donc est ce que ce texte me ressemble plus qu'un autre ? Je me demande bien ...
En fait, c'est quasiment autobiographique ^^
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Alphonsine
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 16:28

Je t'envoie un retour par MP dans la semaine, si tu veux ? Smile
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 16:39

Elfinea: je serais curieuse que quelqu'un écrive la suite / la fin ... je trouverais ça assez amusant ^^
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MessageSujet: Re: Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble   Dim 8 Mar - 16:45

Oui Alphonsine ! Merci Smile
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Atelier #00 : Un texte qui vous ressemble
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